Madame, Monsieur, chers soutiens de Nochlechka, comme chaque année, nous organisons une journée dédiée au sans-abrisme.
Inhumain

Le but de cette journée, sensibiliser la population, lui expliquer qu’une majorité des sans-papiers sans-abris sont, avant tout, des victimes du système législatif et administratif russe.
Rappeler qu’en Russie, volontairement, les droits individuels ne sont pas attachés à la personne, mais à sa résidence. Qu’une personne sans enregistrement ne peut ni travailler légalement, ni recevoir des allocations pour ses enfants, ni une pension d’invalidité ou de vieillesse.
Qu’elle ne peut pas bénéficier de l’aide médicale gratuite ou encore s’adresser à un tribunal. Le nouveau-né d’une mère sans-papier ne peut être enregistré, ni recevoir de soin, puisque sa mère n’existe pas administrativement.
Très vite, un sans-papier devient un sans-abri.
Survivre à tout prix

Comme le souligne Timofeeus, un sans-abri, la rue a des conséquences terribles pour nous. Vous savez, nous affrontons une impitoyable réalité. Cela fait des mois que je végète. Mon quotidien se résume à ne pas mourir. Simplement s’abreuver est une lutte, aucun point d’eau potable n’est à notre disposition. Pour nous nourrir, il y a les poubelles, spécialement celles des restaurants, des fast-foods, mais en hiver tout est gelé, souligne encore Timofeeus

Notre tâche est immense, aidez-nous à donner plus d’humanité.
Important : malgré les embuches du boycott, nous arrivons toujours à transférer notre appui financier, plus indispensable que jamais.