Les cadeaux de l’espoir

Ded Moroz a tenu sa promesse, il n’a pas oublié les sans-papiers sans abris de Saint-Pétersbourg, de Moscou.
Aidé par les lutins de Nochlechka, le père noël russe a réparti 1’300 étrennes aux divers points de distribution de vivre, aux Tentes de la Survie aussi.

La tradition
Pour Nochlechka pas question que les fins d’années de ses protégés riment avec oubli. En ces jours de fête, nous explique Andreï Chapaev, responsable des actions humanitaires, il est fondamental que les sans-papiers sans-abris, déjà si injustement exclus de la société, ne le soient pas plus encore.
On le sait, les personnes seules perçoivent très durement la fin de l’année, noël, ces moments privilégiant le regroupement familial.
Plus que jamais, ils se sentent tristement marginalisés. Les sans-abris ne sont pas en reste, bien au contraire

La solidarité
Nos cadeaux leur apportent des produits de première nécessité et de la nourriture, de quoi survivre quelques jours, poursuit Andreï.
Pour cela, nous avons demandé aux Moscovites, aux Pétersbourgeois, de nous apporter moultes choses, comme des boîtes de sucre raffiné, des paquets de thé noir, des paquets de purée de pommes de terre instantanée, des boîtes de ragoût, des boîtes de poisson en conserve, des paquets de lingettes humides, des brosses à dents, des paquets de serviettes hygiéniques, des paires de chaussettes, des tubes de crème pour bébé, des rasoirs jetables, des t-shirts chauds, des paires de gants, des bonnets, et bien d’autres articles.
Notre appel a été entendu, les citoyens ont été très généreux.

Les lutins
Ded Moroz a eu besoin de toute l’aide des bénévoles et du personnel de Nochlechka pour préparer les paquets cadeaux. Pendant près de dix jours, nos lutins ont trié, empaqueté, enrubanné chaque étrenne. Un sacré boulot remercié par la parade de sourires des heureux bénéficiaires.
Il est 23 h00 du côté de la station de métro Lesnaya. Sur la place, en face de Kantemirovskaya, la joie irradie les sans-abris, les exclamations fusent au rythme du déballement des présents, eh, toi, qu’est-ce que tu as reçu, et toi ? J’ai une lampe de poche, oh regarde, et aussi des chaussettes chaudes, et cette écharpe, qu’en penses-tu ?
Comme le dit Sacha, sans abri lui aussi, ce moment de magie efface, pour un instant, les terribles conditions qui plombent notre quotidien. Et avec ce froid, nous ne sommes pas avars de ces gestes d’amitié, ils nous réchauffent l’esprit.

Miracle de noël ?
Plus que jamais, il est si difficile de croire en l’humanité, souligne Victoria Ryzhkov, coordinatrice de l’action Ded Moroz. Et pourtant, une fois encore, malgré la situation morose, les difficultés économiques, nos concitoyens ont prouvé que c’est toujours possible.
En ces temps d’adversité, nous ne cessons d’être émerveillés par leur générosité, leur volonté d’aider plus malheureux qu’eux, dit encore Victoria.
Ce ne sont pas les réfugiés de l’hiver qui la contrediront.

Ils sont des milliers à survivre dans d’effroyables situations.
Notre tâche est immense, aidez-nous à sauver des vies, l’hiver est là.

Important :  malgré les obstacles du boycott, nous arrivons toujours à transférer votre appui financier.

 

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