La chance de Nicolaï

Nicolaï était bien mal en point ce soir de décembre lorsque le Bus de Nuit a croisé son destin.
Sa jambe, en sale état, avait besoin de soins urgents raconte Victoria de Charity Hospital.
Par chance la brigade médicale bénévole accompagnait Nochlechka ce soir-là.

Blessé dans le froid
Nicolaï nécessitait un suivi médical, impossible de le laisser filer dans la nuit froide une fois soigné, pansé, ajoute la jeune médecin. Les impitoyables conditions hivernales n’auraient guère laissé de chance à la jambe de Nicolaï, elles auraient peut-être attenté à sa vie même.

Par chance il y avait un lit de libre à l’Abri de Nuit. Nicolaï y a posé ses frusques et c’est là où nous l’avons rencontré.

Retrouver un toit
Six mois de galère à errer dans les rues. Je travaillais dans un supermarché comme magasinier, ils n’ont plus eu besoin de moi, j’ai perdu mon travail, perdu mes papiers, mon propriétaire m’a mis à la porte séance tenante, et pourtant j’avais encore vingt jours de rab. J’aurais mieux fait de me taire.
Voilà trois semaines que je suis ici. Ils me dorlotent. Ma jambe va beaucoup mieux. Le service juridique est génial, ils sont arrivés à récupérer mon identité. Et non seulement cela, ils m’ont, en plus, dénicher un travail de concierge. Enfin je vais pouvoir retrouver une vie normale, un lieu où habiter. Quelle chance.

Une tâche ingrate
Oui Nicolaï a eu de la chance que nos juristes aient pu lui redonner une existence administrative. Une tâche ingrate qui peut prendre des mois, parfois des années. Sans parler de dégoter un travail qui ne soit pas au noir.
Chance aussi que les médecins de Charity Hospital, deux fois par semaine, accompagnent le Bus et maraudent à l’Abri de Nuit.
C’est très cool que nous ayons pu rencontrer Nicolaï ainsi. C’est si rare que nous ayons la possibilité de suivre un malade régulièrement nous dit encore Victoria, nous avons pu accompagner la dynamique de sa guérison. Nicolaï a eu de la chance.

La chance de vous avoir
Sans vous, sans vos appuis financiers, ces possibilités de sauver des gens, de leur donner une nouvelle espérance ne seraient tout simplement pas possible tant notre tâche est immense.
Ils sont plus de soixante mille à Saint-Pétersbourg à n’avoir ni droit, ni toit.

Soutenez-nous, vous sauvez des vies.

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