Conte de noël

Qui penserait que ce rouge manteau de noël habille un sans-papier sans-abri ? C’est l’histoire de Nikolaï, 46 ans.
C’est vrai, nous dit-il, il y a quelques jours encore je crevais de froid dans les rues de Saint-Pétersbourg.
Un soir, une camarade d’infortune m’a parlé du Bus de Nuit, qu’ils y distribuaient de la nourriture chaude. Je l’ai accompagnée.
Là, j’ai exposé mon cas.

La chute
En novembre dernier, poursuit-il, je travaillais dans un entrepôt comme manutentionnaire.
Je me suis disputé avec le contre-maître et je fus renvoyé sur le champ. Ils ne m’ont même pas payé ma semaine.
Sans le sou, impossible de séjourner dans la chambre que je louais à la nuit. J’ai dormi à la gare où l’on m’a volé mon sac et mes papiers d’identité.
Et ce fut le début de l’errance jusqu’à cette nuit où Nochlechka m’a pris sous son aile.
Je fus accueilli à leur Centre et là, ils ont commencé à m’aider à retrouver mes divers papiers, passeport, police d’assurance maladie obligatoire, etc. A me rechercher un emploi et que l’entrepôt me verse le dû.

Des étrennes inespérées
Nous lui avons trouvé un emploi à temps partiel en tant que Ded Moroz au musée de la décoration des arbres de Noël. Ded Moroz, le père Noël russe, nous explique l’assistante sociale Tetiana Romanyko.
Et il sera notre Ded Moroz lors de la distribution des cadeaux le jour du nouvel an.
Très heureux de ce dénouement Nikolaï renchérit, je peux le dire, ce travail au musée me plait énormément. Et grâce à ce boulot, j’ai dégoté, pour début janvier, un emploi en tant que responsable des accessoires dans une société de télévision et de radio. Et de plus, avec l’argent que je gagne, je vais commencer un cours d’animateur de télévision et de radio.
Et bientôt je pourrai louer une chambre.
Il y a un mois, alors que je broyais du noir, je n’aurais jamais cru que pareil conte de noël puisse exister, dit encore un Nikolaï tout sourire.

Des Tentes pour survivre
A Saint-Pétersbourg, comme à Moscou, ils sont des dizaines de milliers de Nikolaï qui luttent pour leur survie, tout spécialement en hiver.
A Saint-Pétersbourg, nous avons installé deux tentes chauffées où, dans chacune d’entre elle, une cinquantaine de personnes peuvent s’y réfugier, y recevoir de la nourriture chaude, des habits, des soins de premier secours, dormir en toute sécurité, informe le responsable des actions humanitaires, Andreï Chapaev.
L’hiver dernier nous avons accueilli 1’128 personnes, sauvées de la mort blanche.
En même temps plus d’un millier de sans-abris mouraient de froid. Le taux de mortalité est en forte augmentation. Lire article.

Notre tâche est immense, aidez-nous à sauver des vies, l’hiver est là.

Important : malgré les embûches du boycott, nous arrivons toujours à transférer votre appui financier.

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