Café social

Abandonner la précarité de la rue, retrouver un quotidien plus stable, qui parmi les dizaines de milliers de sans-abris de Saint-Pétersbourg n’en n’a pas rêvé, une fois au moins ? Qui ?

Une première en Russie
Ce rêve les dirigeants de Nochlechka l’ont eux aussi partagé. Permettre aux sans-papiers sans-abris d’apprendre, d’acquérir une formation professionnelle.
Elena Bonstedt, toute enthousiaste, nous conte le projet espérant qu’il devienne réalité sous peu.
Ce sera le premier café en Russie où les sans-abris travailleront et apprendront de nouveaux métiers.
Voilà comment cela va fonctionner.
Nous allons ouvrir un café urbain cool, où les sans-logis, intéressés et diplômés de notre programme de réinsertion, étudieront pour devenir cuisiniers, serveurs, barmans.
Par rotation, les sans-papiers-sans abris recevront la formation choisie.
Des professionnels de la branche leur transféreront les connaissances. Grâce à cet encadrement et leur travail dans le café, 15 à 20 personnes par an pourront obtenir une nouvelle spécialité, puis chercher du travail sur le marché de la restauration.
Nous pensons que 3 à 4 mois permettront de former un travailleur.

Retour sur terre
Nochelchka est à la recherche d’un local à louer au centre-ville, un lieu ayant si possible pignon sur rue, spacieux, lumineux, permettant son adaptation en un commerce de bouche.
Nochlechka cherche également un chef cuisinier et un administrateur spécialisé dans la restauration prêts à mettre leurs expériences au service de ce café social d’un genre unique.

Que d’efforts
Dasha Lysukhina, administratrice du Centre d’Accueil de Nochlechka, nous explique: “il n’est jamais commode pour un sans-papiers sans-abris de retrouver les mécanismes d’un quotidien lambda
La survie du sans-papier provoque de telles séquelles qu’il n’est pas aisé de toutes les atténuer.
C’est pourtant à ce dont nous nous employons dans notre Centre de Réinsertion, orienter ces rescapés vers une existence plus conventionnelle.
Le projet du café social devrait être l’une des dernières marches tendant à ce quotidien normalisé tant ardemment souhaité.”

Des marmitons pas comme les autres
Déjà en 2019 et en 2020, sous l’égide de Nochlechka, plusieurs sans-abris ont pu investir les cuisines de l’hôtel Hilton, se former, trouver un emploi, un appartement, vivre, comme vous et moi. Enfin.

Soutenir nos projets, c’est sauver des vies, merci de permettre de donner un peu d’humanité.

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