A Saint-Pétersbourg les fausses croyances ont la vie dur.
En effet, l’on pense que seule la population masculine sans-papiers sans-abris vit dans la rue. Il n’en est rien.
De très nombreuses femmes galèrent elles aussi pour trouver un abri nocturne.
A la queue, mes dames
En juin 2009, Nochlechka organisait une campagne pour sensibiliser l’administration pétersbourgeoise à ce grave problème social. Une action baptisée : “A la queue, mes dames“.
Pour une femme, obtenir un lit dans un centre d’aide sociale, même avec des documents administratifs en règle (propiska) est mission presque impossible, mais même en cas de miracle, très peu d’espaces sont consacrés aux femmes et aux mères avec enfants sans-papiers sans-abris.
Privées de toit et de droit
En 2009, on compte seulement 45 femmes parmi les résidents des maisons de nuit étatiques tandis que le nombre de candidates s’élève à peu près 200 pour un lit.
Cette carence s’aggrave avec le temps. On estime à 30% le nombre de femmes composant la population de sans-logis. Le total à Saint-Pétersbourg, hommes, femmes, dépasse les 60’000 personnes privés de toit et de droit.
L’inaction
Sous forme d’une lettre ouverte, cette demande a été transmise au Gouverneure de Saint- Pétersbourg, Madame Valentina Ivanovna Matvienko.
La requête a été examinée par les autorités de la ville, plus précisément par le Comité de la Politique Sociale. Il a répondu que, pour l’instant, il n’envisageait pas de créer un centre pour les femmes sans-abris.
Paroles, paroles
Cependant les responsables du Comité ont envoyé des lettres de recommandation aux centres d’arrondissement du service social et aux maisons de nuit. Elles leur préconisent de donner la priorité aux femmes, aux handicapés et aux personnes âgées, et les rendent aussi attentif à la nécessité d’augmenter le nombre de lits pour les femmes.
Une mesure symbolique qui en règle générale est très rarement appliquée tant bien même la croissance permanente de femmes sans-papiers sans-abris à Saint-Pétersbourg.